Les vacances, un rêve inatteignable pour les freelances ?

17 December 2020

Lorsqu’on évolue en indépendant, ou en freelance, prendre des vacances peut apparaître comme secondaire. Pourtant, elles sont totalement indispensables, surtout pour se recharger les batteries après des semaines de durs labeurs. Si le travailleur indépendant ne se soucie guère de prendre une pause, c’est surtout qu’il n’en a pas vraiment le temps. Entre la prestation proprement dite et la réalisation des différentes procédures administratives, il lui reste, effectivement, peu de moments libres. De leur côté, les salariés portés, qui bénéficient de la même liberté de profession, n’ont pas ce type de contrainte pour partir en vacances. En effet, grâce à leur contrat de travail signé avec la société de portage, ils peuvent prendre congé pratiquement à tout moment.

 

Les vacances sont-elles indispensables pour le freelance ?

L’un des avantages d’être freelance, c’est surtout de pratiquer un métier pour lequel on voue une passion sans limites. Car c’est vrai, le travailleur indépendant a le privilège d’avoir une profession qu’il aime, ce qui le pousse parfois à surinvestir dans ses activités professionnelles, en délaissant plutôt les activités ludiques. De plus, le travail indépendant n’est pas de tout repos. Outre l’activité professionnelle proprement dite, le freelance se doit également de s’occuper d’autres. On peut citer, entre autres, le travail de prospection de clients, la gestion des commandes, la communication, les procédures administratives, etc. D’une manière générale, du fait qu’il soit débordé de tâches à réaliser, le freelance songe souvent à travailler pendant les week-ends, le soir, et même pendant les périodes de vacances. Dans tous les cas, il n’est pas anodin que les auto-entrepreneurs soient les premiers à souffrir de la fatigue chronique due à la suractivité au travail. La seule solution en est de prendre des pauses salvatrices à certains moments de l’année. Prendre des vacances n’est pas contre-productif. Au contraire, elles sont indispensables pour se refaire de l’énergie, d’éviter la baisse de motivation qui pourrait aboutir à la dégradation de la qualité du travail.

Comment prendre des vacances quand on est freelance ?

Contrairement aux simples salariés, le freelance se doit de choisir lui-même les dates pour partir en vacances. D’ailleurs, pour un travailleur indépendant, il n’y a véritablement pas de périodes propices aux vacances. Tout dépend du métier. Les professionnels en conseil peuvent, par exemple, partir en fin d’année, période pendant laquelle les missions sont relativement moins nombreuses pour ce secteur. D’autres freelances peuvent, néanmoins, partir pendant les vacances estivales comme la plupart des travailleurs de n’importe quel statut. Il est plus conseillé de prendre une pause pendant la basse saison pendant laquelle les tarifs de séjour sont moins chers.

Pour le freelance, partir en vacances signifie aussi, à priori, perte de revenus. Pour éviter de se retrouver dans le rouge après une petite escapade réparatrice de quelques jours, il est mieux de prévoir un budget, notamment au moment même de la négociation avec les clients. Pour ce faire, il est possible d’inclure dans le coût de la prestation celui des congés payés. Sinon, un bon plan d'épargne est aussi une solution envisageable.

Par ailleurs, avant de partir en vacances, il serait préférable de boucler tout travail en cours. Pour le reste des tâches à accomplir qu’il faudra reprendre au retour, il ne faut pas non plus oublier d’en informer le client. Ce dernier doit être au courant de toutes les activités en suspens, de même que la date où elles seront reprises. Ne pas prévenir le client avant de partir n’est pas une bonne idée. Beaucoup de freelances le font, mais ce n’est certainement pas une marque de professionnalisme.

Les salariés portés peuvent prendre plus facilement des congés pour les vacances

Paradoxalement, les salariés portés ne souffrent pas des mêmes contraintes que celles des freelances évoluant sous le statut d’auto-entrepreneurs pour prendre des congés. C’est surtout grâce à son statut particulier qui marie parfaitement le salariat et le travail indépendant. Le salarié porté dispose d’un véritable contrat de travail qu’il a signé avec une société de portage salarial, telle que DreamTeam. Néanmoins, il conserve sa liberté de profession comme tout auto-entrepreneur. Le salarié porté est le seul à pouvoir rechercher ses clients et ses missions, et par conséquent, négocier ses différents émoluments et autres conditions de prestation. D’un autre côté, étant salarié, il bénéficie de 2,5 jours de congé mensuels, soit 30 jours ou 5 semaines. Ainsi, il peut disposer librement de son droit pour partir en vacances au moment où il le voudrait. Par contre, il est à noter que les règles de jouissance du droit de congé ne sont pas pareilles pour un salarié porté par rapport à un salarié classique. En effet, ses indemnités de congé s’inscrivent directement dans sa fiche de paie à chaque fin de mois. C’est, notamment, valable pour un contrat de portage de moins de trois mois. Pour les contrats de plus longue durée (de type CDI par exemple), le salarié porté bénéficie d’un compteur de droit classique pour lequel les congés acquis peuvent s’accumuler pendant la durée du portage. Dans ce cas, le professionnel porté peut prendre tout ou une partie de ses droits, ou bien les récupérer sous forme d’indemnités compensatrices à la fin de son contrat avec la société de portage.

Par ailleurs, il faut aussi rappeler que le salarié porté a la charge de l’organisation de sa prestation. Par conséquent, il n’est pas obligé de prévenir sa société de portage lorsqu’il part en vacances. C’est à son client qu’il est redevable professionnellement. Par conséquent, il doit aviser ce dernier qu’il va effectuer une pause. Néanmoins, bien que ce ne soit pas impératif, mais afin d’avoir une bonne coordination, il doit prévenir la société de portage de sa décision de partir en vacances.

Le calcul des congés payés pour un salarié porté obéit à certaines règles. La société de portage peut décider d’appliquer la méthode du maintien du salaire. Elle consiste à verser au salarié porté une rémunération qui serait celle qu’il aurait perçue s’il n’était pas parti en congé. Toutefois, cette règle s’applique davantage aux salariés qui perçoivent un salaire mensuel fixe, ce qui n’est toujours pas le cas. Justement, pour les salariés portés dont la rémunération varie d’un mois à un autre, une autre méthode de calcul des congés payés est appliquée. Il s’agit de la règle du dixième. Dans ce cas, l’indemnité de congé correspond au 1/10 de la rémunération annuelle du porté.

 

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