Le portage salarial, comment ça marche ?

26 November 2020

Le portage salarial est un statut professionnel qui a vu le jour assez récemment, plus précisément en 2008. C’est une manière de marier l’auto-entrepreneuriat et le salariat classique. Ce qui signifie que le salarié porté a la possibilité de conserver son indépendance tout en se garantissant du bénéfice de la protection sociale, entre autres. Le portage salarial met en relation trois acteurs principaux. Il s’agit du salarié porté, son client ainsi qu’une société de portage salarial comme DreamTeam. Zoom sur son fonctionnement.

La relation tripartite, c'est quoi ?

La vraie difficulté pour les travailleurs indépendants concerne le risque de perdre les avantages sociaux, dont profitent surtout les salariés classiques. C’est pour cette raison que le portage salarial est une option intéressante pour ces catégories de professionnels qui souhaitent garder leur pleine liberté de travail tout en voulant conserver la précieuse protection sociale. Le portage salarial est apparu dès 1980. Toutefois, la loi ne l’avait pas encore reconnu comme étant un statut professionnel en tant que tel. Actuellement, bon nombre de travailleurs deviennent salariés portés, à raison d’une augmentation annuelle pouvant aller jusqu’à 30 %. Son principe est assez simple. Il permet de convertir une activité totalement indépendante en un emploi tout aussi indépendant, mais proche du salariat, ce qui veut dire que le salarié porté dispose d’un contrat de travail, de même qu’un salaire régulier, en plus de la protection sociale. Par ailleurs, le portage salarial s’ouvre à pratiquement toutes les catégories professionnelles, allant des cadres moyens et supérieurs, en passant par les consultants jusqu’aux domaines d’expertises plus récentes comme l’IT.

En matière de portage salarial, on parle souvent de relation tripartite. De quoi s’agit-il réellement ? Tout d’abord, il faut savoir que le salarié porté prospecte lui-même ses clients au profit desquels il va offrir son expertise. Ainsi, c’est à lui que revient la négociation de son tarif, la durée de sa mission, les objectifs, etc. Toutefois, les deux ne signeront pas un contrat de travail. C’est ici qu’entre en jeu un autre acteur : la société de portage salarial comme DreamTeam Portage. Cette dernière embauche, en quelque sorte, le salarié porté, d’où le nom. Mais la société de portage salarial est aussi en charge d’autres attributions, notamment en matière d’accompagnement du salarié porté. Elle l’assiste sur la réalisation des procédures administratives liées à la mission du salarié chez son client. La société de portage lui dispense aussi des formations nécessaires pour son développement professionnel, tout en lui permettant d’accéder à son réseau. Enfin, il faut savoir qu’un contrat commercial de prestation est signé entre le client et la société de portage avant le démarrage de la mission effectuée par le salarié porté.i

Le fonctionnement financier du portage salarial

Pour rappel, il appartient au salarié porté de négocier le montant de sa prestation auprès de son client. La gestion de sa mission sera ensuite assurée par la société de portage salarial qui sera aussi responsable de la facturation et du recouvrement. Ainsi, même si la réalisation opérationnelle de la prestation est assurée par le salarié porté, celui-ci ne touchera pas la somme qu’il a négociée auprès de l’entreprise cliente. En contrepartie du paiement d’un certain pourcentage de son chiffre d’affaires, le salarié porté bénéficiera du paiement d’un salaire mensuel de la part de la société de portage. Son montant est calculé en fonction de celui de sa prestation chez son client. Globalement, il correspond à son CA soustrait des frais de gestion. La somme obtenue sera répartie en plusieurs mois selon la durée de la mission. Par conséquent, le salarié porté reçoit tous les mois une fiche de paie, comme tout salarié. D’une manière générale, les frais de gestion correspondent à plus ou moins 10 % de la prestation du salarié porté. Toutefois, ce dernier touchera en moyenne 50 % de la totalité de son chiffre d’affaires après déduction des frais de gestion, de même que les différentes charges fiscales. D’un premier regard, cela peut paraître dérisoire. Mais il faut savoir que le paiement des cotisations fait bénéficier au salarié porté la totalité des allocations sociales comme celles du chômage et de la retraite.

Les points forts du portage salarial

Si le portage salarial intéresse de plus en plus les professionnels, c’est surtout qu’il présente des avantages aussi intéressants que les statuts indépendant et salariat réunis. Tout d’abord, en plus de permettre au salarié porté de travailler en toute indépendance, il n’y a pas, non plus, besoin de constituer un statut professionnel particulier. Le contrat de travail conclu entre la société de portage et le salarié suffit pour se lancer. Il y a aussi, bien entendu, la possibilité de garder la protection sociale. Par ailleurs, en accédant au réseau de professionnels de la société de portage, il est possible de retrouver plus facilement des missions à réaliser. Il s’agit d’un avantage notable offert par le portage salarial par rapport à l’entrepreneuriat classique. En plus de cela, le salarié porté bénéficie le plus souvent d’une formation adaptée à son développement professionnel, indispensable pour tout travailleur indépendant. Enfin, et certainement pas le moindre, le salarié porté est assuré de percevoir régulièrement un salaire à chaque fin de mois, sans devoir à s’occuper du recouvrement de ses frais auprès de son client.

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Le portage salarial a-t-il des points faibles ?

Bien entendu, tous les statuts professionnels, que ce soit l’auto-entrepreneuriat ou le salariat, tout comme le portage salarial, présentent tous de petits désagréments. Mais cela ne veut pas dire, pour autant, que ce dernier représente un risque professionnel majeur pour le salarié porté. On peut même dire que par rapport aux avantages, les inconvénients sont assez insignifiants. Toutefois, certains doivent être pris en considération. C’est le cas, par exemple, du montant des frais de gestion. Pour rappel, il s’agit d’un montant prélevé sur le chiffre d’affaires réalisé par le salarié porté en contrepartie de l’accompagnement accordé par la société de portage. Avant d’en choisir une, il est important de bien se focaliser sur ce pourcentage. Attention toutefois à ne pas être attiré par les offres au rabais. D’une manière générale, ces sociétés de portage proposent des services de moindre qualité, pourtant indispensables pour le bon déroulement des missions en portage. Par ailleurs, il faut aussi savoir que la société de portage salarial dispose d’un droit de regard sur la façon dont le salarié entreprend sa mission. Enfin, ce type de professionnel paie souvent des cotisations sociales nettement plus élevées par rapport aux autres statuts indépendants cotisants au RSI. Par contre, il bénéficie d’une meilleure protection.